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 Jonathan Montrose

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Jonathan Montrose
Messages : 6
Date d'inscription : 20/07/2014
Age : 24
Localisation : La Rochelle.
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Capitaine d'un Navire
Aventurier collectionneur

MessageSujet: Jonathan Montrose   20.07.14 9:54


Faisons un point sur qui vous êtes !

Nom: Jonathan Montrose.
Surnom: Aucun.
Age: 24 ans, né le 26 Février 1857.
Nationalité: Anglaise.
Métier: Capitaine de navire.
Classe Sociale: Loup de mer.

Pour savoir comment vous reconnaître.
Jonathan, malgré sa vie en mer, garde dans son apparence une noblesse due à ses origines. Il a le port altier, la stature haute, le dos droit. Il n'est pas particulièrement grand – un mètre soixante-seize – mais cette tenue, associée à son charisme naturel, donne toujours l'impression qu'il est plus grand. Il est de plus relativement bien bâti : il possède la musculature naturelle des hommes de mer, et a les épaules larges. Il n'est toutefois pas spécialement fort, du moins pas plus que la moyenne des marins.
Son visage possède, lui aussi, des caractères de noblesse. Jonathan a les traits aigus, les pommettes hautes, le visage presque maigre ; cela lui donne un air parfois hautain lorsqu'il est immobile. Mais le jeune homme a des expressions qui transforment ce visage vers plus de sincérité, plus de chaleur : il lève les sourcils très hauts et a la bouche large, si bien que ce mélange de distance et de proximité crée une impression paradoxale de confiance amicale et de respect légèrement craintif. Ceci est encore renforcé par son regard : Jonathan a les yeux d'un bleu très clair, et les sourcils très marqués. Son regard est perçant, et sans cette mobilité qu'ont ses traits, il paraîtrait trop incisif.
Jonathan porte le plus souvent un manteau long, à haut col, de couleur bleu sombre. Ce grand vêtement ajoute encore à ce que sa silhouette a d'imposant, et ce fait n'est sans doute pas étranger à l'affection que le jeune homme lui porte. Autrement, Jonathan porte peu d'ornements : une boucle à son oreille, selon la manière des marins ; mais surtout une bague d'argent ornée d'une pierre brute bleue, son bien le plus précieux. Ce bijou est en effet une relique Menyihire, qui, contenant l'âme d'un capitaine de navire, lui confère tout son savoir en matière de marine ; le glyphe se situe à l'intérieur de l'anneau, gravé en traits incroyablement fins sur le métal, et le morceau de peau qui maintient le sortilège est caché sous la pierre, protégé des aléas de l'espace et du temps. Sans lui, Jonathan perdrait toutes ses compétences de marin.
De plus, Jonathan possède deux pistolets, qu'il accroche le plus souvent à sa ceinture. Il sait les manier correctement, encore que sans grand talent ; suffisamment, disons, pour se défendre. Le plus souvent, il préfère se battre à mains nues ; c'est encore là qu'il est le plus doué, car son instinct lui permet d'esquiver beaucoup de coups. Il ne sort ses pistolets presque que pour menacer, ou en dernier recours. Il possède également un couteau à sa ceinture, mais là encore il s'en sert rarement au combat ; c'est surtout qu'une lame courte est toujours utile sur un bateau.

Médisons ensembles sur vos défauts et soyons jaloux de vos qualités !
Jonathan est une homme dont la vision du monde est bien affirmée. Pour lui, tout est question de pouvoir. Il est fasciné par cette thématique, et de fait a orienté sa vie en fonction de la recherche de pouvoir. Mais il ne le fait pas aveuglément, dans ce sens où son action découle d'une réflexion sur ce qu'est le pouvoir. Ayant dans sa jeunesse assisté à celui, relationnel, de l'aristocratie européenne, il ne lui porte que peu de considération. Quelle grandeur, quelle noblesse, dans un pouvoir acquis par les basses machinations et les vils marchandages ? Si le pouvoir comme relation doit exister, il doit se faire sur une base de supériorité et de loyauté : un rapport presque féodal donc, qui nécessite d'incorporer une puissance non de relation mais de nature, que peu d'individus possèdent. Ainsi, le pouvoir digne d'exister est pour Jonathan la relation d'un dominant par nature à un dominé fidèle ; et il est bien décidé à être le dominant.
C'est pour cela qu'il a rejeté l'idéologie et les méthodes aristocratiques. Car il sait que la supériorité de nature dont sa classe se réclame, fondée sur la race, est une illusion ; et il méprise la seule supériorité réelle qu'ils aient, fondée sur les tirs des fusils, les basses luttes internes et une mécanique rouillante. Il est en revanche fasciné par ce qu'il considère un pouvoir pur et noble : la nature, la sorcellerie, qu'il voit comme essentielles. Il maudit le destin d'être né simple humain, et cherche à compenser cette faiblesse par le recherche de pouvoirs surnaturels : les reliques créées par les Menyihirs. C'est pour cela qu'il a embrassé la vie de marin : pour en trouver et se les approprier.
Cette recherche eut pu se faire avec les moyens paternels, c'est-à-dire ceux dont disposent les européens, et qu'il avait en abondance malgré sa nationalité anglaise. Mais il faut alors préciser un autre trait de caractère de Jonathan : son irrésistible désir d'aventure. Ce côté romanesque qui est le sien le mène toujours vers le voyage, la prise de risque, en mer particulièrement. Jonathan aime le mouvement, l'activité, surtout lorsque cela implique une bataille, contre la nature ou d'autres personnes. S'ajoute à cela un indéniable sens poétique : il sait apprécier la beauté et la laideur du monde, et son observation est subtile. Il aime profondément la mer, ses couleurs et odeurs, les gens qui en vivent ; il sait voir les plus petites caractéristiques d'un lieu et les apprécier. D'ailleurs, compte tenu de sa personnalité, il verra toujours le monde sur un mode très sensitif, très brut. Jamais ce goût poétique ne saurait affaiblir sa volonté, ou transformer en langueur ; mais il est bien réel, et fait de Jonathan autre chose qu'une brute.
D'ailleurs, il est très cultivé, et peut dévorer des bibliothèques. Il lit très vite, ne retirant de ses lectures que ce qui l'intéresse, passant souvent d'une livre à l'autre sans les terminer, pour ne les reprendre que plus tard ; il a toujours trois ou quatre livres en cours. Cette culture, acquise durant sa jeunesse mais qu'il continue d'agrandir en achetant toujours de nouveaux livres, vient alimenter son intelligence. Celle-ci est grande, quoique incomplète. Jonathan a en effet une intelligence d'instinct, non de réflexion : il aime une idée ou analyse une personnalité par pur instinct, et les réflexions philosophiques ou tactiques qu'il mène ne sont absolument pas méthodiques. Souvent il voit juste, et c'est cela qui fait de son esprit une vraie intelligence, non une bêtise emportée. Il sait entrevoir la nature d'une personne et la manière de l'utiliser ; il sait sentir la justesse d'une idée ou sa fausseté. Et toujours il est spontané, car il ne sait pas réagir à froid.
De ce désir de pouvoir et d'aventure, de cette culture et cette intelligence, il ressort un charisme puissant. Jonathan s'impose à bien des gens sans effort, comme tous ceux qui sont charismatiques ; car la volonté qu'il dégage séduit ses interlocuteurs malgré eux. C'est cependant un charisme brut, sans subtilité, trop viril pourrait-on dire. Ce qui fait que beaucoup d'esprits subtils viendront à se méfier de lui malgré la fascination qu'il exerce, décelant fort justement l'envie de pouvoir qui soutient le pouvoir naturel, ainsi que l'incapacité à gérer une situation autrement qu'en s'imposant par force.
Pour autant, résumer Jonathan à son envie de pouvoir serait erroné. Il s'agit certes du trait central de sa personnalité ; mais il n'a pas l'esprit si égoïste. On l'a dit, son idée est que le pouvoir réel et noble est une essence, mais qu'il doit s'exercer dans une relation de loyauté. Et c'est pourquoi il fait preuve bien souvent de moralité envers ceux qui le suivent et sont ses amis. C'est véritablement une relation de seigneurie qu'il cherche inconsciemment à mettre en place : en échange d'une fidélité et d'une dévotion totales, il protège et accorde des largesses. Cela a sans doute motivé sa vocation de capitaine de navire, un rôle qui correspond plutôt bien à cette définition.
Enfin, on peut apporter une touche finale  ce portrait en précisant un défaut de Jonathan : sa fierté, qui trop souvent tourne à l'orgueil. Non seulement il cherche la force, mais il se sait fort, et estime, puisque cette force est pour lui naturelle, qu'elle est légitime et qu'il est normal qu'il s'impose aux autres. Aussi, les refus d'obtempérer et les trahisons le mettent-elles en rage ; mais c'est surtout lors d'une rencontre avec d'autres personnalités fortes qu'il peut se mettre véritablement en colère, car il considérera devoir s'imposer par force – physique ou non. Il ne sait pas faire de compromis ; et ce n'est que face à quelqu'un dont il ne peut que constater la supériorité qu'il acceptera de se soumettre, considérant qu'un jour il prendra le dessus.

Parce qu'on à qu'une vie ... en général.
Jonathan Montrose, dernier de la lignée des Montrose, naquit sur le sol anglais en 1857. L'environnement de son éducation était aussi favorisé que possible. Habitant dans une maison de campagne près de Londres, ses parents étaient des nobles issus d'une longue lignée de Lords. Il appartenaient à la vieille aristocratie anglaise, attachée à ses terres et à ses prérogatives, sûre d'elle et de ses droits, proches de la couronne. Et, influencé par ce milieu, le jeune Jonathan grandit dans l'idée de sa supériorité naturelle sur le petit peuple : il était fier de son ascendance, fier de n'avoir pas à travailler, fier d'acquérir une éducation.
Car il était fort bien éduqué. Ses professeurs particuliers lui faisaient fréquenter les meilleurs ouvrages, et dès son adolescence il prit l'habitude de lire des sciences et de la philosophie. Il était bon élève, dans le sens où il savait s'imprégner de ce qu'il lisait ; mais il était aussi cancre, car il rejetait tout ce qui ne lui plaisait pas comme d'un ennui profond. Mais s'il savait bien se tenir en société, ce n'était que parce qu'il aimait lire autant que bouger. Les romans d'aventure, qu'il dévorait en cachette parce qu'ils étaient considérés comme de mauvaises lectures, développaient son imagination et lui permettaient de s'échapper du carcan de la bonne société.
Mais dès qu'il le pouvait, il passait beaucoup de temps à vagabonder dans la propriété de sa famille, occupée sur plusieurs hectares par un bois relativement dense. Là, il se révélait être un jeune homme très différent d'en temps normal. D'habitude poli, relativement calme, Jonathan se faisait surexcité dès qu'il entrait dans le bois. Il courait entre les arbres, sautait dans les rivières, grimpait aux branches, s'imaginant vivre des aventures incroyables en compagnie de ses héros de roman préférés.
Malgré cette sorte de dualité entre sa vie sociale et sa vie intérieure, Jonathan continuait à être fier de sa noblesse, et n'imaginait pas sérieusement quitter sa condition pour vivre les aventures qu'il rêvait. Mais, lorsqu'il eut seize ans, il arriva que sa famille dut déménager aux Indes Néerlandaises. Son père, Ebenezer Montrose, avait été nommé ambassadeur de Sa Majesté auprès du gouvernement javanais, position d'une importance vitale puisqu'il s'agissait en réalité de traiter avec les Pays-Bas. C'était une honneur pour les Montrose, bien qu'il en coûtât à la famille d'abandonner ses terres et sa position privilégiée auprès de la couronne. Ainsi, Jonathan embarqua sur un liner de grande classe, le Victoria IV, avec une valise remplie de livres. C'est alors qu'il découvrit la mer. Il fut fasciné par son odeur, sa couleur changeante, ses mouvements hypnotiques, et, surtout, par la manière dont les marins en parlaient. Il comprenait, à travers leurs paroles, qu'ils lui vouaient un respect profond, teinté de crainte. Il ne comprit pas tout d'abord, car il n'avait jamais vu de tempête ; mais après une semaine de voyage, le navire pénétra dans le chaos maritime, et, accroché au mobilier fixé au sol de sa cabine, Jonathan collait son visage au hublot pour admirer la fureur des flots. De ce passage, il retint toute sa vie la puissance de la mer, capable de lever des flots gigantesques et de menacer l'un des plus grands bateaux de l'Angleterre. Après cela, un marin lui avoua qu'il aurait suffit de quelques vagues de plus pour faire chavirer le navire ; et il pensa qu'ils n'avaient pas échappé à la mer, mais qu'elle les avait épargnés.
Ce voyage jusqu'à Java marqua Jonathan d'une autre manière. Fasciné par les flots, il voulu connaître ceux qui les fréquentaient toute leur vie ; et il parla donc beaucoup avec les marins, discutant de leurs voyages et aventures. Bien entendu, il alla d'abord vers le personnel de service, celui qu'il voyait le plus, mais aussi celui le plus proche de sa classe ; mais les domestiques, les officiers et les employés de salon se révélèrent bien peu intéressants, car ils se fichaient de la mer. Les marins, au contraire, la connaissaient fort bien, et Jonathan passa beaucoup de temps avec les mécaniciens, les matelots, et le capitaine, seul officier à l'intéresser. Ce fut la première fois qu'il fréquenta réellement des gens d'une classe inférieure, et ses convictions commencèrent à fondre ; car ils savaient bien des choses fascinantes qu'il ignorait, sur le temps, la navigation, la mécanique... Et Jonathan se trouva très à l'aise parmi eux, car ils le laissaient s'exprimer ainsi qu'il le souhaitait, avec pour seule limite qu'il ne les gêne pas dans leur travail.
Arrivé à Java, toutes les impressions de Jonathan se confirmèrent. Lorsqu'il posa le pied sur cette terre inconnue, il n'était plus le même, et se jura, humant l'air épicé, qu'il ne passerait pas sa vie dans des salons d'or et de porcelaine. Et il fit ainsi. Il profita du chaos de l'emménagement pour filer en ville, hors des quartiers européens, et explora les quartiers pauvres de Batavia. Il ne put pas, bien sûr, se faire d'amis lors de cette première sortie, car il ne parlait qu'anglais ; mais la vision de dizaines d'ethnies, de couleurs de peau, de vêtements, d'échoppes, d'odeurs, de bois étranges, le ravit. En rentrant dans sa nouvelle demeure, il passa par un libraire de haute renommée, et y demanda un manuel de javanais. Le propriétaire, homme fort lettré, n'en avait pas ; c'était une demande saugrenue. Mais il fit l'effort d'en chercher un parmi ses fournisseurs, et une semaine après, Jonathan se plongeait dans l'étude de cette langue inconnue.
Durant quatre ans, Jonathan mena une double vie. Il était respectable chez lui, mais dès qu'il le pouvait, il rejoignait ses amis dans les quartiers pauvres, et menait avec eux une existence peu recommandable, fréquentant bars et bordels. Il aima profondément Batavia, et rêvait souvent de découvrir le reste de l'île ; mais cela était impossible, car Ebenezer, son père, haïssait tout ce qui se trouvait hors du quartier européen.
Cela n'empêcha pas le jeune homme de faire des découvertes fascinantes. Il eut l'occasion de croiser quelques Dukuns, et leurs pouvoirs créèrent chez lui une envie dévorante. Il s'en ouvrit à ses amis de la ville, qui lui parlèrent d'êtres plus étranges encore. Certains pouvaient séduire n'importe qui en le touchant ; d'autres manipulaient les âmes pour les placer dans des objets. Très intéressé, Jonathan explora les bibliothèques et la ville pour trouver de tels êtres, dans l'espoir d'en apprendre. Quelque chose dans les récits de ses amis lui rappelait le respect et la crainte dans la voix des marins qui lui parlaient de la mer. Il pensa alors que le pouvoir des êtres étranges devait être du même type que celui de la mer : gigantesque, intrinsèque, presque divin. Dans son esprit, cela marquait une nette opposition avec le pouvoir de son père, qui, bien que grand à Java, reposait sur des négociations et manigances permanentes. Ebenezer, qui initiait petit à petit son fils à l'art de la politique, représenta de plus en plus la petitesse, la frustration, l'absence de gloire et d'ambition réelle. Jonathan rêvait, lui, de gloire réelle et d'honneur intrinsèque à sa personne.
Il finit par découvrir qu'un sorcier, un Menyihir comme ils s'appelaient, habitait dans une cabane non loin du port. Il voulut s'y rendre, pour apprendre de cet homme. Mais les virées du jeune homme ne passaient plus inaperçues aux yeux de ses parents. Ils le convoquèrent, et le menacèrent. Qu'il cesse ses fréquentations douteuses, et il pourrait continuer sa voie dans cette noble famille ; sans quoi, tous en souffriraient, car son déshonneur toucherait aussi ses parents. De mauvaise grâce, Jonathan accepta de se ranger ; mais il n'eut jamais l'intention de réellement obéir à ce vœu.
La nuit venue, il s'échappa et se rendit dans la cabane du sorcier. Son nom était Sutasoma ; c'était un vieil homme, à la peau marquée par le soleil et les rides. Jonathan lui dit qu'il voulait apprendre à propos des Menyihirs, et surtout apprendre leurs savoirs. Sur ce dernier point, c'était impossible : l'homme refusa catégoriquement, car nul ne pouvait apprendre les savoirs des sorciers s'il n'était pas né parmi eux. Cependant, il lui expliqua qu'il avait le pouvoir de manipuler les âmes pour les mettre dans des objets, permettant à leur possesseur d'acquérir certaines qualités du mort. Jonathan fut fasciné. Il se rendit compte que c'était là une source de pouvoir pur, celle dont il rêvait lorsqu'il voyait son père négocier le prix des pommes de terre. Il voulut obtenir un tel objet. Sutasoma en avait un, chose rare, car de telles reliques étaient infiniment difficiles à créer. Il s'agissait d'une bague contenant l'âme d'un navigateur, un capitaine dont le navire avait été pris dans une tempête et s'était échoué. Le vieux sorcier avait alors récupéré son âme, et l'avait placé dans la bague. Quiconque la portait obtenait le savoir maritime du capitaine, savait conduire un navire, prévoir le temps, gérer un équipage. Un artefact puissant. Mais il était infiniment cher. Aussi le jeune homme rentra-t-il chez lui, et pensa-t-il beaucoup. Et finit par prendre une décision.
Cela faisait trop longtemps qu'il rêvait d'une autre vie. Il supportait de moins en moins les manières de sa famille, et les derniers événements avaient accentué ce rejet. Et sa fascination envers les pouvoirs surnaturels, qui croissait depuis quatre ans, avait quintuplé cette nuit-là. Il choisit donc de partir. Durant des mois, il fit l'inventaire de ce qu'il possédait, et se renseigna chez tous les revendeurs combien il pourrait en tirer. Il proposa jusqu'à ses livres, mais cela ne suffit pas. Il dut alors subtiliser la moitié des bijoux de sa mère, et enfin il fut capable de réunir la somme demandée par le vieux sorcier.
Une nuit, il rassembla ses affaires et les vendit. L'opération fut très rapide, car il avait déjà prévu la liste des objets vendus et leur montant. Une fois cette petite fortune réunie, il se rendit chez le sorcier et paya la bague. Le vieil homme disparut dans son arrière-boutique, entraînant Jonathan à sa suite. Il prit une boîte en ébène sur une étagère, magnifiquement sculptée de motifs ésotériques, et l'ouvrit. A l'intérieur, un anneau d'argent brillait, orné d'une simple pierre bleue, pas même taillée. Le bijou reflétait trop la lumière pour paraître normal. Le Menyihir le saisit, et, le tenant légèrement entre ses doigts, le donna à Jonathan. Le jeune homme fit un geste pour l'enfiler, hésita dans un instant d'appréhension, puis se décida. A peine l'anneau passé à son doigt, il se sentit empli d'un savoir nouveau. Sans savoir comment, il sentait son esprit affûté, prêt à prendre la mer. Le vent qui passait par la fenêtre avait pour lui un aspect nouveau : il comprenait sa direction, sa force, la manière dont il affecterait un navire de tel ou tel gabarit. Il sentait l'odeur des flots, sut que la mer ici n'était pas propre. Il vit les étoiles dans le ciel par l'encadrement de la porte, et sut quelle heure de la nuit il était. Il savait naviguer.
Ainsi commença, à vingt-et-un ans, une nouvelle vie pour Jonathan. Il ne reprit jamais contact avec sa famille ; même s'il en avait eu envie, une trahison telle que la sienne ne permettrait pas un accueil chaleureux. Il s'engagea sur un bateau de commerce, qui faisait des aller et retours de chaque côté de l'île de Java ; cela lui permit de survivre, car tout son capital était passé dans l'achat de l'anneau. Cependant, il n'y apprit pas grand-chose, car son artefact lui donnait autant de connaissances, voire plus, que le capitaine lui-même. Il sut se faire respecter de ses camarades ainsi que des officiers, car c'est dans cet environnement qu'il put enfin laisser libre cours à sa personnalité charismatique. Il était sur le navire la personnalité de référence : on lui faisait confiance, car il savait parler à tous et à chacun, et imposait naturellement sa personnalité. Tout cela lui permit de monter très vite en grade, et il fut second en un an, respecté par son capitaine et par son équipage.
Il arriva, après deux ans sur ce navire, que le capitaine mourut soudainement. Or, il n'était pas employé d'une compagnie de commerce : il possédait son navire, et payait lui-même son équipage. Et il n'avait pas fait de testament, si bien que l'équipage dut décider seul que faire du bateau, de ses équipements, et de leurs relations avec les clients habituels. Dans le débat qui s'ensuivit, Jonathan s'imposa. Il savait que c'était une chance pour lui d'agrandir sa liberté : posséder un navire et un équipage lui permettrait de partir à la recherche de nouveaux artefacts pour augmenter son savoir. C'est ainsi qu'il proposa à ses compagnons de changer de routine : plutôt que de toujours transporter des marchandises de port en port, mieux valait explorer, trouver des richesses, les voler si nécessaire ! Il ne mentionna pas les reliques, bien sûr, prévoyant de les garder pour lui. Beaucoup furent séduits par son discours, mais d'autres se méfièrent : il avait beau être leur ami, il virent dans son projet un embryon de piraterie et d'illégalité, choses auxquelles ils n'avaient jamais eu l'intention de participer. Aussi Jonathan les débarqua-t-il là où ils le souhaitèrent.
Il put ainsi commencer son aventure en tant que capitaine d'un petit navire de commerce, et un équipage d'une dizaine de personnes. Il avait bien l'intention d'explorer l'île, d'en apprendre plus au sujet des Menyihirs et des autres créatures étranges de Java ; de trouver d'autres artefacts capables d'augmenter son pouvoir ; de vivre, finalement, de grandes aventures.

La minute Joueur ou Joueuse.
Code réglement: [CODE BON] - Archeri
Pourquoi nous ? C'est la première fois que je voie un forum avec un background si atypique. Il est beau et intéressant.
Besoin d'un coup de main pour commencer ? J'ai toujours du mal à commencer à rp dans un forum si je ne connais personne, donc si quelqu'un veut bien vivre une aventure...
Une petit mot ? Très beau design, ce forum.


Dernière édition par Jonathan Montrose le 20.07.14 18:46, édité 1 fois
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Archeri
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Spectre phobique du rouge
Terreur d'Admin

MessageSujet: Re: Jonathan Montrose   20.07.14 17:27

Bonjour et Bienvenue ! :sheep:

Tout d’abord merci, ça fait toujours plaisir quelques compliments Very Happy

Je n'ai rien de bien méchant à dire sur ta fiche, voir rien du tout en faite, elle est très bien. Un personnage qui vas faire des étincelles !

Te voilà validé.

Ps: Mina et Yazio cherchent encore à vivre de grandes aventures Wink
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Mina Ives
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MessageSujet: Re: Jonathan Montrose   20.07.14 18:33

Bienvenue !

Oh oui ! J'ai très envie de vivre de grandes Aventure de découvrir le MOOOOOOOOONNNNDE  :Yaaay: 
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Tseeveyo
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Sommité chez les Menyihirs

MessageSujet: Re: Jonathan Montrose   20.07.14 18:56

Le bonjour et la bienvenue. Si d'aventures (sans jeu de mot) tu voulais rencontrer une personne de ma trempe (en toute modestie) pour ébranler ta vision du monde, sans problème aucun Wink (oui, vous devriez avoir peur quand Tseev commence à faire des clins d’œil).
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Jonathan Montrose

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